vendredi 17 avril 2015

CHRONIQUE | L'héritière : un livre surprenant et complexe que j'ai beaucoup apprécié

Aujourd'hui sort en librairie la nouvelle parution des éditions Gallimard : L’héritière. Et je peux vous dire que j’étais tout en joie lorsque je l’ai reçu. J’ai quand même eu très peur, je l’avoue. L’héroïne possède un don (ou une malédiction selon le point de vue) celui de ne pas pouvoir toucher les autres gens sous peine de les tuer. Ça ne vous rappelle rien ? Moi si, Insaisissable de Tahereh Mafi, une saga coup de cœur 2014 pour ma part. Alors oui, je craignais que ça me gêne. Et puis finalement, ça ne m’a pas du tout embêté ! Contrairement à Shatter Me qui est dans un univers de science-fiction, L’héritière s’ancre dans de la fantasy. Et ça change, et ça fait plaisir, et ça m’a bien plu. L’univers est d’ailleurs la partie que j’ai préférée du livre. Bien construit, je l’ai trouvé extrêmement intéressant. La mythologie crée autour de ce monde est passionnante, et j’ai totalement adhéré à la construction de l’auteure. Son style quoique simple est vraiment très agréable et permet une bonne immersion dans son monde. Bref, dès le début -malgré ma fébrilité - j’ai été conquise. L’auteure nous fait attendre terriblement la fin, le dénouement jusqu’à avoir des révélations bouleversantes. Je n’ai rien vu venir et j’ai adoré être surprise. C’était franchement réussi !

Cependant, en refermant le livre, je n’étais pas sûre d’avoir aimé le livre ou non. C’était extrêmement déstabilisant comme sensation car de très bons points positifs se sont confrontés à des sentiments ressentis qui m’ont dérangé. En premier lieu je dois vous parler de la romance qui s’installe tout au long du roman. J’ai trouvé qu’elle arrivait bien trop vite et bien trop facilement. Cette construction beaucoup trop précoce m’a vraiment gênée puisque ça a fait perdre à la romance toute crédibilité. Je n’y ai pas cru une seule seconde. Je n’ai pas apprécié les personnages en couple et ça m’a vraiment frustrée tout au long de ma lecture. Tout s’est enchaîné trop vite ! Le livre aurait pu durer un peu plus, faire durer un peu plus les sentiments. Il se passe certaines choses qui n’arrivent parfois que dans le troisième et dernier tome d’une trilogie ! Ça m’a vraiment fait bizarre et je ne me suis donc pas attachée au couple central. 

Malgré tout ça, la fin reste vraiment ouverte et tellement originale. Je ne m’attendais pas du tout à ce que l’auteure prenne cette orientation là et j’ai adoré son choix. C’est pour moi du jamais vu, c’est bien mené et j’ai été surprise du choix de Twylla, l’héroïne. Alors que jusqu’à présent je la trouvais vraiment prévisible bien qu’attachante, elle a su me surprendre et ça m’a bien plu. La toute fin se termine sur un suspense insoutenable qui cependant ne pousse pas à la lecture du second tome. J’aime bien croire que ça se termine ainsi, à moi d’imaginer la suite. Non, vraiment j’ai adoré cette conclusion.
Alors voilà. Avec tout ça, je suis un peu perdue. J’ai aimé de nombreux points. L’univers construit est vraiment intéressant et complexe. Les personnages mis en place sont tous très intéressants et particuliers. Cependant la romance qui lie deux des personnages intervient beaucoup trop rapidement à mon goût, et ça a été le gros point noir de cette histoire. Dommage, mais je pense vraiment que ça pourrait plaire à de nombreuses personnes. 

En bref, L’héritière est un roman surprenant avec des rebondissements qui ne s’arrêtent pas. Malgré une romance qui ne m’a pas du tout touché, j’ai été très touché par l’héroïne et je lirai bien d’autres romans de Melinda Salisbury.
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L'héritière, T1 de Melinda Salisbury 
Éditions Gallimard - avril 2014
Jeunesse Fantasy
327 p.
16.90 €

samedi 11 avril 2015

DES LIVRES HAUTS EN COULEUR | Sélection du mois d'avil

Le mois d'avril arrive à peine que voici déjà le rendez-vous du mois qui consiste à vous présenter mensuellement trois bande-dessinées que j'aurais emprunté à la médiathèque. 
Messieurs dames, bonjour.
Aujourd'hui je vous parle donc de trois ouvrages qui m'ont dans l'ensemble beaucoup plu : les comics du Magicien d'Oz, le second tome de La petite mort et le second également des Carnets de Cerise
Saurez-vous deviner quel est mon coup de coeur parmi les trois ?
Non, je ne vous dirais rien et vous invite à visionner la vidéo ci-dessous.
Je vous rappelle également que vous pouvez suivre toutes mes vidéos en vous abonnant directement à ma chaîne sur YouTube par ici : Clique !

Quelles bandes-dessinées vous tentent en ce moment ? N'hésitez pas à m'en conseiller pour que je les emprunte à la médiathèque, ce serait avec grand plaisir.

mercredi 8 avril 2015

CHRONIQUE | WE WERE LIARS : Surprenant, passionnant, destructeur.



Bienvenue chez les Sinclair. Beaux, riches, sportifs, intelligents, ils passent leurs étés à Beechwood, leur île privée au large de Cap Cod. Cadence est l’aînée des petits-enfants. Depuis deux ans, elle souffre de violentes migraines et d’amnésie sélective : quelque chose de grave s’est passé l’été de ses 15 ans, mais quoi ? Quand elle retourne sur l’île à 17 ans avec sa mère, elle y retrouve sa famille, ses cousins Johnny et Mirren et leur ami Gat, son grand amour. Depuis toujours, ces quatre-là sont surnommés les Menteurs ; ensemble, ils refont le monde et profitent de la liberté des vacances dans ce petit paradis. Mais le secret qui entoure l’accident de Cadence hante la famille entière. Quand elle pose des questions, on lui ment, on se tait ou on l’éloigne. Mais peu à peu, les souvenirs reviennent, par bribes…

We were liars est un roman que j’avais vu partout sur la blogosphère anglophone. Quand je l’ai reçu en français, je ne savais plus du tout quelle était l’histoire et quels étaient les avis de nos confrères anglophones. C’était donc en toute innocence que je me plongeais dans ce roman. J’avais peur de lire une romance contemporaine au sein d’une famille très riche - et que ça devienne donc très ennuyeux - mais en vérité, j’ai lu un des meilleurs livres que j’ai lu depuis ce début d’année. Je me suis pris une réelle claque par ce livre, pour son originalité, sa construction, pour sa fin. Je remercie infiniment les éditions Gallimard pour m’avoir donné l’occasion, l’opportunité de découvrir cette merveille.

Ce roman m’a énormément surprise. J’avoue avoir pensé me retrouver face à un young-adult contemporain comme les autres. Qu’est-ce que j’ai pu être naïve. Ce roman c’est une immense vague qui vous frappe et vous noie à plusieurs reprises. Il y a eu cette première noyade qui m’a fait réaliser l’ampleur de ce à quoi je faisais face. Parce qu’en fait, le livre est extrêmement plus compliqué qu’on ne le pense. La narratrice, pourrie gâtée par sa famille qui va chaque été sur le domaine familial subit un traumatisme lors de ses quinze ans. Elle se réveille sans avoir le moindre souvenir du pourquoi et du comment. J’ai trouvé la trame tellement intéressante. En tant que lecteur, c’était une véritable torture de ne pas savoir !
D’autant plus que la tension mise en place par l’auteure est juste incroyable. Le livre est court mais efficace. Trop n’aurait pas été utile. Là c’était explosif. Ce livre, c’est une petite bombe qui ne tient pas en place entre vos mains, et qui va tout détruire lorsqu’on arrive aux dernières pages. J’ai trouvé le style de l’auteure tellement plus intéressant que ce qu’on a l’habitude de voir dans le young-adult. J’ai trouvé le langage très bien utilisé, comme dans un jeu. J’ai adoré voir la construction des pensées de la narratrice, voir son évolution. C’était très bien mené, et ça fait du bien de faire face à un réel style. Et puis il y a la tension que l’auteure installe. Je vous l’assure, ça faisait des mois que je n’avais pas lu un livre jusque tard dans la nuit et me dire : « Je ne veux pas dormir. Je me lève tôt demain, mais ce livre est impossible à lâcher. »
Et puis les pages défilent entre nos mains… On ne voit pas l’histoire passer, on veut comprendre. Que s’est-il passé ce soir-là ? Il ne nous reste que quatre-vingts pages. On est malade en voiture mais ce n’est pas grave on le finit quand même, pour savoir. Et puis on a la fin. Un nouvelle vague s’écrase sur nous. On sait. On croit savoir. Et puis on continue. Là, douche froide. Tsunami. On ne comprend plus rien. Ou mieux : on comprend tout. Toute notre lecture est remise en question. On ferme le livre, et puis on a immédiatement l’envie de le recommencer : c’était évident.
Ce livre est une pépite. Original et surprenant, je ne peux que vous le conseiller. Je ne vous dirais rien, c’est typiquement le genre de livre ou savoir la fin avant gâcherait tout. Lisez-le, découvrez le secret. Restez bouchée bée autant que je l’ai été. Je pense que cette conclusion, ce twist final est l’un des meilleurs que j’ai lu. C’était brillant et… palpitant. C’était tellement difficile de terminer ce roman, ce tome unique sur une fin pareille. J’ai eu envie de pleurer. Mais c’était tellement bon. Ça faisait des mois que cette sensation n’était pas arrivée dans ma vie de lectrice. Des livres comme celui-ci, j’en veux tous les jours ! 

PARUTION LE 4 MAI 2015 CHEZ GALLIMARD JEUNESSE

5/5
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We were liars d'Emily Lockhart
Gallimard Jeunesse
Contemporain
288p. 14.50 €

mercredi 1 avril 2015

CHRONIQUE SANS SPOILERS | In The END, Demitria Lunetta : une fin de saga à la hauteur de son prédécesseur

Couverture In the After, tome 2 : In the End Résumé du premier tome :
Ils entendent le plus léger des bruits de pas…
Ils sont plus rapides que le plus dangereux des prédateurs…
Et leur traque ne prendra fin qu’à votre dernier souffle !

Amy est devant sa télévision quand le pire se produit, quand ILS attaquent. New York, Paris, Tokyo… Des créatures sans pitié déferlent, et dévorent les humains. Personne ne sait d’où ils viennent mais une chose est sûre : la population de la planète décroît dramatiquement en quelques jours à peine. À l’abri de la grille électrifiée de sa maison, Amy parvient à leur échapper… mais pour combien de temps ?

Elle qui a perdu tous les siens parvient tout de même à recueillir Baby, une petite fille qui a miraculeusement survécu aux crocs acérés des nouveaux maîtres du monde. Trois ans qu’elles survivent en autarcie, quand d’autres survivants commencent à se manifester. Elles pensent que leur enfer est terminé… mais il ne fait que commencer !

Si vous me suivez depuis quelques mois, vous savez que le premier tome de la saga In the after m’a énormément marqué, et pour cause, c’était un coup de cœur. Ce second tome n’a pas dérogé à la règle. Malgré un début difficile pour ma part - la faute à ma précédente lecture qui m’avait coupé dans mon élan - In the end fut dans la ligné de son prédécesseur : immersif, fantastique et termine la saga en toute beauté. Je remercie donc les éditions Lumen pour cet envoi, merci pour cet confiance qui me permet de vous faire découvrir cette saga dans son intégralité, une sage que vous pouvez lire sans vous poser de questions !

Cette saga, comme vous avez sûrement du le comprendre, est une duologie. Et je dois dire que c’est la première chose qui la rend originale. Il est vrai que l’environnement young-adult est (quasiment) parsemé de trilogie : le format devenu presque attendu pour les sagas. Là, Demitria Lunetta nous propose quelque chose de neuf et original, une conclusion rapide et pleine de tension en seulement deux tomes. Moi, je dis oui. Ensuite, l’auteur nous pose ici dans un nouvel environnement différent de celui que l’on avait côtoyé dans le premier. Je peux d’ailleurs dire que je l’ai tout simplement adoré. Peut-être ferra-t-il penser à certains d’entre vous à l’univers dans lequel évolue Rick (The Walking Dead) dans la troisième saison. C’était extrêmement agréable, tout en étant terrifiant : de quoi nous ravir. Mais l’auteur ne va pas s’arrêter là. Non seulement on va découvrir de nouveaux personnages à la fois intéressants et vraiment travaillé, mais en plus, Amy évolue d’une telle manière que c’était encore plus plaisant de la suivre dans ce second tome. Elle a une mission à accomplir et elle le sait. Très entêtée, elle ne va pas perdre son objectif de vue. Alors parfois c’est un peu agaçant car elle se met dans des situations vraiment difficiles (je pense alors à Tris qui, dans le second tome, fait n’importe quoi quitte à se mettre en péril). Mais je dois dire que sa motivation paie, ça la rend encore plus attachante.
Avec tous ces éloges, vous vous doutez bien que ma lecture ne fut que plaisir. Mais pour moi, le critère essentiel en lecture c’est l’immersion. J’ai besoin d’oublier le monde autour et vivre à travers ces petits mots d’encre et de papier. Et dans ce livre, ce fut le cas. Je me suis sentie auprès d’Amy à lutter chaque jour, à lutter contre ses monstres qui ruinent le monde. L’écriture de l’auteure permet une narration simple mais efficace. L’immersion est totale, pari réussi. 

Alors vous l’avez compris, ces deux tomes sont pour moi des coups de cœur. La série se termine comme je l’aurai souhaité, d’une manière parfaite avec un fond que j’apprécie énormément. Ces livres m’ont plu pour leur originalité, par leur démarcation du marché actuel en young-adult. Le format est pour moi la clef de son intérêt menant ainsi une héroïne dynamique, réactive et humaine. 

4.5/5
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In the after, tome 2 : In the end
par Demitria Lunetta
Éditions Lumen / 15 €
Science-Fiction / 406 p.
Parution le 2 avril 2015

dimanche 29 mars 2015

CHRONIQUE | Spice & wolf



Couverture Spice & WolfDéesse de la moisson, Holo est une louve qui peut prendre l’apparence d’une attirante jeune fille. Délaissée par les paysans de son village pour qui les vieilles légendes ne servent plus qu'à effrayer les enfants, Holo décide de rejoindre son village natal dans les terres du Nord à bord de la carriole d’un marchand itinérant, l’énigmatique Lawrence Kraft. Tandis qu’ils découvrent de nouveaux horizons en troquant leurs cargaisons de ville en ville, le duo va apprendre à se connaître et rapidement devenir très complice. Mais méfiance : les faux-semblants, les arnaques et les dangers bordent leur chemin... Le talent divin de Holo pour comprendre la nature humaine sera bien utile pour éviter les mauvais pas et les deal douteux ! Êtes-vous prêts à suivre cette charmante déesse dans un voyage initiatique parsemé de plaisirs simples, de rencontres, mais aussi de dangers ? Découvrez Spice & Wolf, le nouveau roman des éditions Ofelbe qui fait rimer aventure et émotion avec… sens des affaires !

Quand j’ai reçu ce livre, grâce à la maison d’édition Ofelbe, que je remercie chaleureusement, j’étais très enthousiaste de le lire. Je trouvais que l’histoire de base était originale. Les personnages mis en avant étaient très intéressants également. Le héros de notre histoire est un jeune homme qui a pour profession d’être un marchand ambulant, et qui a pour rêve d’ouvrir sa propre boutique. Il va faire la rencontre d’une mystérieuse jeune fille qui est en vérité une louve (elle peut prendre deux apparences différentes). Cette originalité que je n’avais vu nulle part ailleurs m’attirait beaucoup, et je pensais accrocher un peu plus à cette histoire.
La narration est en soi très intéressante, et très prenante. L’histoire commence et on est immédiatement immergé dans ce roman.
Malheureusement, le charme tant espéré n’a pas eu lieu, sans que je sache réellement expliquer pourquoi. Rapidement après le début j’ai eu moins d’envie et moins d’enthousiasme. C’était intéressant mais je ne suis pas parvenue à m’intégrer à l’histoire. Je ne sais pas vraiment ce qu’il s’est passé. Ça a été une lecture un peu yoyo, dans le sens où certains passages m’ont vraiment intéressée, et parfois, d’autres ne m’ont pas fait déclencher l’envie d’être absorbée par ce qu’ils racontaient. Je dois dire que ce fut une sensation étrange voire frustrante.
De fil en aiguille, c’est devenu une lecture assez laborieuse. Et je m’en sens vraiment gênée. Je n’ai pas tant que ça apprécié l’histoire.

Je vous conseillerai quand même cette lecture pour ceux que ça intéressent. Peut-être que l'effet fonctionnera plus sur vous, ou peut-être tout simplement que ce n'était pas la bonne période pour moi de le lire.
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Spice & wolf d'Isuna Hasekura
Éditions Ofelbe
475 p. | Paru le 12 mars 2015
Aventure, Seinen
 

dimanche 22 mars 2015

CHRONIQUE | Sword Art Online : Un roman passionnant à travers un jeu immersif

Couverture Sword art Online (roman), tome 1 : AincradKirito a accepté cette certitude depuis qu’il a décidé de combattre en «solo» à l’intérieur de l’Aincrad, cette gigantesque forteresse volante qui sert d’univers au redoutable jeu en ligne connu sous le nom de Sword Art Online.
Comme lui, des milliers de joueurs connectés, pris au piège dans ce monde virtuel où le moindre faux pas peut être fatal, luttent pour regagner leur liberté. Kirito veut conquérir seul les cent étages qui le mèneront au combat final, mais c’est sans compter sur l’obstination d’Asuna, une habile épéiste avec qui il va devoir s’allier.

En janvier, les éditions Ofelbe m’ont contacté pour savoir si je voulais découvrir cette nouvelle maison qui publie des romans jeunesses japonais. Appréciant le principe et les résumés des romans, je n’ai pas hésité une seconde à accepter. J’ai d’abord lu Sword Art Online, et je l’ai beaucoup apprécié. J’en attendais beaucoup, je l’avoue. Mais je n’ai pas été déçue. L’histoire se déroule à l’intérieur d’un MMORPG (Jeu de rôle en ligne massivement multijoueur). Et c’est un univers que je connais particulièrement. Je joue à World of Warcraft depuis 2007, et j’attendais de retrouver un peu les mêmes éléments. Barre de PV, loot, stuff dropé sur tel ou tel monstre… Haha, je vous vois paniquer d’ores et déjà ! N’ayez crainte, tout est prévu pour que le lecteur soit le plus à l’aise possible grâce à un lexique complet et très clair. J’ai vraiment adoré retrouver cet univers de jeux-vidéo, et le voir retranscrit en livre comble deux de mes loisirs préférés (la lecture et les jeux). Vous l’avez compris, j’ai beaucoup apprécié ce roman dans son ensemble. Certes, la rupture au milieu du roman m’a déstabilisée et m’a un peu déçue, mais je garde un sentiment très positif concernant cette lecture.

Parlons d’abord de la première partie du roman. Nous suivons Kirito, un adolescent japonais qui teste ce fameux jeu au succès fou : Sword Art Online. Immédiatement le roman est très prenant. L’immersion est totale, aussi totale que le joueur dans son jeu. Seuls quelques éléments m’ont un peu gêné.
Je vais d’abord vous parler de l’environnement du jeu. L’univers est construit de cent étages que les joueurs doivent franchir pour terminer le jeu. S’ils meurent dans le jeu, ils meurent dans la réalité. Immédiatement, c’est plein de révélations, de descriptions à nous faire vivre tous ces évènements, et j’ai totalement adoré. Je dirais même que c’était passionnant.
Alors même si c’est un quasi coup de cœur pour cette première partie, certaines choses m’ont quand même chagrinée. Tout d’abord, et comme me l’avait fait souligné Mathilde[1], il y a de nombreuses ellipses. L’auteur n’hésite pas à avancer dans le temps sans prendre le temps de détailler son histoire. Ainsi, on saute d’épisodes en épisodes avec parfois deux ans entre deux passages ! C’était assez déstabilisant et peu narratif dans le sens chronologique. C’était assez frustrant de ne pas avoir un roman plus long mais avec plus de contenu. Ensuite, les relations entre les personnages sont typiquement japonaises (oserais-je dire), et je n’ai pas l’habitude des relations autres qu’occidentales. Alors forcément, certaines relations vont beaucoup trop vite à mon goût. Parfois même un peu trop poussées. C’est assez compliqué à expliquer sans vous spoiler, mais je dois simplement avouer que certaines relations m’ont fait sourciller. C’était très manga en fait. Et.. même si j’ai beaucoup aimé, j’ai quand même peu l’habitude d’en lire et je pense qu’il y a un certain temps d’adaptation à avoir.

Mais finalement, après tous ces bémols, j’ai totalement adoré. L’immersion est pour moi le critère le plus important pour un roman. J’ai besoin de me sentir prise et vivre à travers les pages d’un livre pour l’apprécier. Et ce fut totalement le cas, c’était très intéressant. 

J’en viens maintenant à la seconde partie du roman. Alors d’après ce que j’ai compris avec les remerciements à la fin, on a deux volumes en un. Le premier retrace l’histoire complètement et on a ensuite le second qui se passe également à travers la chronologie du premier. Il est essentiellement ponctué de flashbacks et nous fait rencontrer quelques personnages qui ont croisés la route de Kirito. Il m’a fallu un moment pour comprendre où je me trouvais chronologiquement et spatialement. Ce n’était pas très clair. Mais une fois qu’on a tout compris au fonctionnement c’est immédiatement plus facile de s’y retrouver et ça redevient très intéressant. Ça l’était un tout petit peu moins que la première partie.
En fait, ce qui aurait été judicieux, c’est d’insérer ces moments dans le passé pour l’intégrer dans les ellipses du premier passage. Ainsi, la chronologie aurait été plus cohérente et peut-être un peu moins complexe. C’en était pas moins bien, mais plus difficile à suivre.

Je ne sais pas si mon avis est très clair. Je pense qu’il aurait pu l’être un peu plus. Mais s’il y a bien quelque chose qui est translucide, c’est ce que j’ai ressenti. En fait, j’ai adoré ce roman. J’ai trouvé la narration extrêmement immersive, et ça a comblé ma lecture. J’ai trouvé cependant la chronologie pas suffisamment cohérente pour me déclencher un coup de cœur. Cependant, il paraît que la suite est dans la continuité de la première partie. Alors aujourd’hui je n’ai qu’une hâte, retrouver Kirito, retrouver cette suite, cette univers si prenant qui a été bâti. J’ai franchement adoré et les révélations du début m’ont immédiatement plu. 

Je vous conseille fortement ce roman. Pour les passionnés de jeux vidéo, c’est pour moi un indispensable. Voilà un moyen parfait pour associer passion de la lecture et passion du jeu. Quel plaisir de votre toutes ces actions que l’on a nous aussi réalisées pendant des années. Pour ceux qui ne sont pas adeptes du jeu, je le conseille également. Car l’univers est finalement un prétexte pour étudier certaines relations très intéressantes entre plusieurs personnages. Je pense que c’est un excellent moyen pour découvrir l’univers du jeu. Alors je n’ai qu’une chose à vous dire, n’hésitez pas à vous lancer. J’ai été grandement surprise par ce roman, et j’en suis sincèrement ravie.  Désormais je n’ai qu’une envie, regarder l’animé et prolonger le plaisir de cette histoire ! Mais un livre que j’ai trouvé quand même passionnant et qui m’a non seulement donné envie de lire la suite, mais aussi voir l’animé !
Et puis si je ne vous ai toujours pas convaincu, je dois avouer que les éditions française ont fait un travail formidable. Le livre est d'une qualité excellente. De nombreux images en couleurs, en papier glacé sont magnifiques et j'ai adoré l'objet livre. De plus, dans le livre sont présentes de nombreuses images issus du manga et ça diversifie sincèrement la lecture. C'était un véritable plaisir de lire ce roman. Merci énormément aux éditions Ofelbe et à Guillaume pour m'avoir fait découvrir ce roman. J'espère que vous l'aimerez autant que moi, car j'ai trouvé ce roman extrêmement intéressant. 
Sur ce, bonne lecture ! 
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Sword Art Online, tome 1 : Aincrad par Reki Kawahara
Éd. Ofelbe - Fantasy Shonen - 502 p.
19.90 € | Sorti le 12 mars 2015



[1] Mathilde du blog Ma Malle aux Livres (http://mamalleauxlivres.blogspot.fr/)